De l’écologisme à l’animalisme

De l’écologisme à l’animalisme

La question de l’écologie devient prépondérante ces dernières années au sein du débat politique. Le « vert » devient une couleur à la mode et notamment, au sein des différents partis politiques, à l’instar du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV). De ce fait, l’écologie est devenue un enjeu de société majeure. Cependant, l’écologisme sans prendre en compte les dégâts que cela occasionne sur l’environnement pose de nombreuses questions. Cependant, parler de l’écologisme sans prendre les conséquences environnementales de notre société et sa manière de consommer pose de nombreuses questions. Nous essaierons dans cet article de démontrer les raisons du passage vers l’écologisme, le socialisme puis l’animalisme.

L’écologisme

Les citoyens de notre société sont « verts de rage ». La question de l’écologie reste en effet fondamentale pour un certain nombre de citoyens. La question d’un bulletin de Le vote peut apparaître comme devenir un outil fondamental pour orienter les différents projets ou propositions de lois que cela soit à l’Assemblée Nationale ou au Sénat. Actuellement, sous la présidence d’Emmanuel Macron, la transformation s’opère de façon minimaliste. En effet, un des enjeux de notre société résident de est de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Les mesures poussant la transformation de la société d’une société productiviste vers une société écologiste apparaissent comme une nécessité vitale pour l’espèce humaine, mais aussi pour les animaux non-humains.

La sixième extinction de masse des espèces s’articule se déroule dans la société capitaliste actuelle. Dans ce cadre, il y a un haut lieu de prise de décisions allant dans la sauvegarde du monde du vivant que cela soit dans le règne animal ou dans le règne végétal. Dans ce contexte, de nombreuses décisions politiques sont prises afin de sauvegarder le “monde vivant”, espèces végétales et animales confondues Cela demande exige cependant une déconstruction structurelle du capitalisme, menant à la décroissance. L’écologisme dans sa version capitaliste, à travers notamment le greenwashing dans les publicités et le marketing, ne résout pas le problème de fond. Au contraire, il s’agit de donner « bonne conscience » aux différents responsables du réchauffement climatique : entreprises pétro-chimiques, agroalimentaires, consommateurs etc.

D’autres Certains auteurs (qui ?) mettent en avant justifient l’effondrement de ce système de production pour une raison simple : par l’accumulation d’une dette écologique irremboursable. Cette dernière est compensée par différentes mesures permettant encore une fois de réaliser une « peinture verte » sur des entreprises polluantes comme Total par exemple ou encore Areva (AREVA n’existe plus !!!). Si cette dernière est compensée par différentes mesures (“compensation carbone”) par des entreprises polluantes – Total, ArcelorMittal ou Orano pour ne citer qu’elles – elle n’en demeure pas moins une “peinture verte” inefficace dans la réduction des gaz à effets de serre. Dans le même temps, la nécessité de l’écologisme s’inscrit dans une volonté de rompre avec le « vieux monde ». Il ne va pas sans dire Il semble néanmoins absurde de faire cohabiter l’écologisme aux côtés du néolibéralisme que l’écologisme dans le néolibéralisme reste une absurdité.

La transition vers le socialisme

La question de l’anticapitalisme dans le débat sur l’écologie devient dans l’absolu une remise en cause de remet en cause la racine même du système à l’origine de la catastrophe que nous sommes en train de vivre vivons. Ensuite, il s’avère que Mais nous sommes dans une logique situation où la seule alternative politique s’inscrit dans le keynésianisme. La Théorie Générale de Keynes ne suggère pourtant pas d’en finir avec le capitalisme, mais bien de tout faire pour le sauver. Or, pour qu’une réelle politique ambitieuse des droits fondamentaux (DE QUOI ?) puisse voir le jour, il s’avère nécessaire de faire chuter le Colosse aux pieds d’argile (QUI ?). En effet, les politiques socialistes pour enclencher amorçant la transition écologique s’avèrent nettement plus efficaces que le capitalisme entretenu et protégé par l’État (ARGUMENTS, EXEMPLES ?). Le passage d’un capitalisme vers une société socialiste apparaît fondamentalement comme un progrès majeur pour la transition écologique. La mue/évolution de notre société capitaliste vers une société socialiste apparaît comme la condition sine qua non pour la transition écologique.

Dans ce cadre, il apparaît opportun de mettre en avant le socialisme dans un système libertaire et non-libéral, comme le défendait Stuart Mill à la fin de sa vie. En effet, le socialisme étatique reste s’avère catastrophique. L’un des exemples les plus flagrants est le Venezuela où la gestion des comptes publics et la politique monétaire s’avère désastreux. (POURQUOI ? EXEMPLES ARGUMEENTES) tout comme la politique monétaire. Ne jetons toutefois pas la pierre à Keynes puisque la stratégie keynésienne, si elle est mise en application avec un programme progressiste, peut déboucher sur une société socialiste en appliquant un programme progressiste. Toutefois, cela demande de faire appel à une vision macroéconomique : un domaine une approche laissé à l’abandon délaissée par les économistes. La célèbre phrase de Margaret Thatcher « There is No Alternative » continue ainsi d’influencer le monde académique et politique.

Dans ce sens, les travaux d’Hayek et de Milton Friedman continuent d’être débités récités tel un catéchisme dogme par de nombreuses personnalités politiques. En effet, il s’avère que la doctrine orthodoxe défend les thèses dans l’absolu du libre fonctionnement du marché du libre marché et s’appuie notamment sur l’individualisme méthodologique pour arriver à un progrès au niveau de la société sociétal. Pourtant, l’Histoire démontre que l’intérêt des individus n’est pas forcément l’intérêt de la société. Pourtant, l’Histoire a démontré que l’intérêt individuel peut être paradoxalement opposé à l’intérêt collectif de la société. De ce fait, la construction d’une politique écologique doit reposer sur les libertés collectives plutôt que sur les libertés individuelles. Autrement dit, la fin de l’individualisme méthodologique dans le processus de prises de décisions devra s’articuler autour de l’holisme.

Dans le même temps, les pays occidentaux traversent une crise économique majeure. Il s’agit de la crise du siècle. Ainsi, la relance de l’économie par un déficit budgétaire s’est imposée à de nombreux pays même s’il s’agit pour la plupart d’un keynésianisme de droite mêlant la politique de l’offre à la politique de la demande que certains économistes appellent politique de l’offrande. Dans les faits, l’utilisation du budget au travers du « coefficient multiplicateur » s’inscrit typiquement dans le keynésianisme. Toutefois, dans le cadre d’une économie ouverte, contrairement à une économie fermée, le coefficient multiplicateur reste plus faible. Toutefois, dans le contexte sanitaire actuel et les différents confinements, on peut dire que nous sommes dans une économie fermée. La question sera finalement de connaître les impacts rapides sur l’économie, mais aussi de voir la transformation de l’économie, notamment au travers de la digitalisation de cette dernière comportant le volet du « télé-travail ».

Ensuite, travers la pandémie du Coronavirus, nous avons également pu voir le danger dans lequel réside la consommation de chaire carnée. De ce fait, les futures pandémies continuent de guetter et sonnent le signal d’alarme. Au moment où nous écrivons cet article, nous sentons une exaspération de la population française et une fatigue qui commence à s’installer. Mais, sans un changement de philosophie et d’approche de la « cause animale », les relances budgétaires s’accroîtront d’année en année avec une dette qui à terme ne sera plus remboursable et le pays se retrouvera en situation de « défaut de paiement ». Or, le néolibéralisme veut absolument rembourser la dette publique plutôt que d’annuler cette dernière ou de transformer structurellement la nature des emprunts, notamment ceux détenus par la Banque Centrale Européenne.

Le véganisme : fruit du capitalisme

La transformation structurelle de notre environnement se traduit par une hausse du végétarisme et du végétalisme. Le symbole de mêler une culture alternative respectueuse de l’environnement compte dans le choix du consommateur. De ce fait, les « consom’activistes » jouent sur la question de la demande pour influencer les entreprises en élargissant l’offre. D’autant que le marché du végétal apparaît comme une nécessité afin de rester compétitif et engranger une hausse des bénéfices et du chiffre d’affaires. En effet, il ne faut pas se leurrer que les entreprises qui se mettent à créer des produits végétariens, végétaliens ou véganes ont une vision clairement « humaniste ». Le capitalisme répond à la loi de l’offre et de la demande.

De nombreuses associations font la promotion du véganisme comme alternative au régime à base de produits issus des animaux. Il ne s’agit pas de remettre en question le véganisme en tant que tel, mais la stratégie que le véganisme ne permet pas de changer le modèle de production à l’origine de la catastrophe écologique. Ainsi, le véganisme devra s’adapter en tant que philosophie politique en se séparant de l’individualisme méthodologique.

La cohérence de l’animalisme

L’animalisme reste la consécration ultime de la pensée contestataire mêlant d’une part l’antispécisme et d’autre part la cohérence s’articulera dans la volonté de dépasser le capitalisme en tant qu’idéologie et projet de société.

Dans ce cadre, nous pouvons clairement souligner que l’avenir de l’écologisme se trouve au sein de l’animalisme, sans ce dernier : nous sommes voués à subir les conséquences du réchauffement climatique.

Pierre Le Bec

Discussion (0)

Il n'y a pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.