Magazine n°1 – Article n°2 -2-3 – Défendre la théorie de l’évolution

Magazine n°1 – Article n°2 -2-3 – Défendre la théorie de l’évolution

Le mouvement créationniste n’a jamais autant fait parler de lui ces dernières années, notamment à travers de fondamentalisme religieux au sein des trois principales religions monothéistes. La montée de l’évangélisme et de l’islamisme dans chaque pays se traduit par une attention particulière à la lecture orthodoxe des différents « livres sacrés ». Ainsi, la déconstruction de la « théorie de l’évolution » apparaît pour eux une nécessité devant les éléments argumentatifs qu’ils mettent en évidence. Dans le cadre d’un débat, il apparaît totalement biaisé. En effet, l’un se repose sur des arguments indémontrables alors que l’autre se positionne dans une analyse rigoureuse du fait que « Dieu n’a pas créé le monde » comme l’énonce les écrits ou la transmission de nombreuses religions. Dès lors, nous pouvons également nous pencher sur la question du divin et affirmer sincèrement que « Dieu n’existe pas », pire on peut souligner que le retour en force des religions abrahamiques revient à paraphraser Karl Marx : « la religion est l’opium du peuple ».

Pour en finir avec Dieu

Venant de très loin, la question du divin forge le débat politique notamment sur la question de l’exercice des cultes. Durant cette période de crise sanitaire, les libertés cultuelles ont été agrandies afin que les bigots puissent bénir et aller au culte de religion. Dans ces moments de tension, la question de l’athéisme s’avère être une « position militante ».

Toutefois, il incombe de souligner aux lecteurs qu’il ne s’agit point de s’en prendre aux différents croyants, mais au dogme religieux en lui-même. En effet, les néolaïcs s’en prennent régulièrement à certains croyants sous prétexte de défendre la laïcité et il en vient de même pour les athées. La position discriminante ne permet en aucun cas d’émanciper le croyant comme le fanatisme. Au contraire, il s’agit de l’argumentation structurelle et cohérente qui permet de faire sortir ces personnes de certaines dévotions, dont ils sont les victimes. Ainsi, il convient de souligner clairement que les axes de la croyance se fondent sur l’inexplicable. Or, le rationalisme permet de considérer que la démonstration scientifique permet de créer une base solide à des révolutions dans le domaine scientifique. Pourtant, certains nous rétorqueront qu’il existe des problèmes mathématiques sans solutions trouvées à ce jour. Ainsi, les solutions des équations de Navier-Stokes par exemple ne sont toujours pas connues à ce jour, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais que les scientifiques n’arrivent pas à trouver des solutions stables. Dans le cas présent, il s’agit d’un des dix problèmes du millénaire en termes de mathématique selon l’Institut de mathématiques Clay.

La question de Dieu reste plus subtile en termes de création d’arguments. En effet, les croyants fondent une rhétorique abstraite qui tend à considérer les éléments de leur livre sacré c’est-à-dire la Torah pour les Juifs, la Bible pour les Chrétiens et le Coran pour les musulmans (et d’autres textes pour d’autres religions). Or, dans ces différents textes, la rédaction de ces derniers aurait été faite à travers la « parole divine ». Autrement dit, pour les croyants de leurs religions respectives, la remise en cause même du livre dans le fait que « Dieu n’est pas démontrable », mais qu’il s’agit avant tout de textes que l’on doit analyser sous l’angle de la sociologie et l’anthropologie afin de savoir comment vivaient les différentes populations ou tribus. Dès lors, il s’agit pour les historiens d’un document historique de grande valeur.

Ensuite, les dévotions religieuses tendent progressivement à créer une forme de radicalisation au sein de la population. Dès lors, il convient de souligner que le « fondamentalisme religieux » est issu à partir de nulle part, mais surtout basé sur la question des interprétations personnelles des différents tribuns vis-à-vis des croyants durant leurs prêches. Ainsi, le culte qui se fondait notamment sur la question de lieu social s’avère être également un enjeu politique majeur. En effet, la déconstruction mystique du divin génère in extenso une défense toujours plus aboutie et plus radicalisée dans certains pour démontrer par tous les moyens que Dieu existe. La démonstration purement scientifique repose toutefois sur l’inexistence de ce dernier. Dieu n’est qu’une invention de l’Homme pour soumettre la population par rapport à la classe dominante.

Les rapports entre le « dominant » et le « dominé » intervient dans la dévotion du « bigot » vis-à-vis de son Dieu. Au moment où le discours indigéniste n’est pas compris par le pouvoir actuel. Disons même que le pouvoir permet de mettre en avant comme jamais un courant minoritaire, il intervient de reconsidérer que la lente dérive vers le « concordat national » et d’admettre que la fin de la Loi de 1905 n’a jamais été aussi proche. Durant les commémorations de la « Commune de Paris » du 18 mars au 28 mai dernier. L’heure a sonné le glas. Le décret 3 avril 1871 portant sur la séparation de l’Église et de l’État reste tout de même une création majeure des « Communards ». Il génère la « liberté de conscience ». Une certaine avancée quand on sait qu’il faut attendre jusqu’en 1905 pour qu’une loi déclare la laïcité sur l’ensemble du territoire (sauf en Alsace et en Moselle) et les années 1930 pour que le Vatican admette sa soumission aux lois de la République.

Les Versaillais étaient principalement des « opportunistes » et des « cul-bénis » firent construire la Basilique du Sacré-Cœur sur la butte de Montmartre. Là où avait commencé la Commune de Paris. Cela permet de démontrer la vision totalement archaïque qui y était défendu par les sanguinaires, les meurtriers et assoiffés de sang, mais ils l’ont fait au nom également de Dieu. Or, Dieu pardonne peut-être, mais pas le prolétariat !

Déconstruire le créationnisme !

Loin de toutes critiques concernant une remise en cause de leurs différents dogmes, ils poussent les pouvoirs politiques, notamment en Amérique du Nord comme du Sud à considérer le « créationnisme » comme une théorie aussi valide que la « théorie de l’évolution ». Dès lors, il se crée une rupture fondamentale entre le « monde scientifique » pour laquelle la « théorie de l’évolution » fait preuve d’un consensus absolu et le « monde religieux » où la « théorie créationniste » fait figure d’une théorie fondamentale portant la croyance que Dieu aurait créé le monde.

La question d’une défense de la « théorie de l’évolution » s’inscrit dès lors dans la défense d’un « monde scientifique » vis-à-vis de l’obscurantisme. En effet dans le mouvement néoconservateur génère une augmentation de la croyance dans le « créationnisme ». La science y est mal vue au point que ceux qui fondent des arguments sur l’analyse scientifique sont vus comme des « scientistes ». Autrement dit cela ramène à la question que « la science » serait la position absolue visant à décrire et à analyser le monde. Dans un « jargon » péjoratif, cela souligne également que cette philosophie issue du positivisme ne serait alors qu’une « vision du monde » comme une autre, c’est-à-dire qu’elle est égale à la pensée « créationniste ».

La volonté de sortir du mythe actuel se base sur une « analyse scientifique » qui tend à souligner que ce qui n’est pas démontrable n’existe pas. Le « créationnisme » repose toutefois sur une capacité de l’individu à admettre qu’il est capable d’adopter des théories symbolisant l’ignorance.

La « libre-pensée » se traduit également un focus permettant d’émanciper l’individu des théories s’enracinant dans l’ignorance. Les individus ont une chance de trouver la « laïcité » à travers la Loi de 1905. Mais, cela n’est pas suffisant puisque la quasi-totalité de l’enseignement privé sous contrat grappille une part considérable du budget à l’éducation. Ce séparatisme-là d’une partie des chrétiens de la France qui ne veulent pas de l’enseignement public. Dans ce sens, l’État subventionne une religion où les dogmes fondamentaux ne reposent sur aucun corpus scientifique.

Les mythes créationnistes tendent dans le même d’endoctriner les plus jeunes à travers ce que les évangélistes appellent des « études bibliques ». La parole retranscrit dans la « Bible » serait une « parole de Dieu ». À ce jour, une église évangélique ouvre en moyenne en France tous les dix jours environ. Ce n’est point un « épiphénomène », mais la modernisation du Christianisme sous un angle fondamentaliste. Au moment où les débats au sein de l’hémicycle des deux chambres concernent l’islam radical, il apparaît cohérent de souligner qu’il ne faut pas pointer un seul fondamentalisme, mais tous les fondamentalismes d’où qu’ils viennent. De ce fait, il existe une pensée irrationnelle vis-à-vis de ceux qui remettent en cause la « théorie de l’évolution ».

Le fait de remettre en cause une telle affirmation repose dès lors sur la démonstration que Dieu n’existe pas. L’existence de Dieu permet à de nombreux États de se positionner dans un « biais cognitif » permettant l’exploitation toujours plus forcenée du travailleur. En effet, il n’existe aucun progrès chez les « bigots ». Autant dire qu’il existe une vision très claire de la soumission de nombreuses personnes à la question de l’État. Dès lors, le « consensus scientifique » permet de créer un progrès considérable dans le sens où cela signifie d’une vision considérable de réaffirmer le « matérialisme dialectique ». La question de la « science » s’inscrit dans un paradigme où il existe une vision où le « corpus institutionnel ».

Défendre la Loi de 1905

La liberté de conscience est garantie par la Loi de 1905 à travers son article premier. De nos jours, la laïcité est considérée comme un acquis et est inscrite dans la Constitution. Toutefois, la laïcité n’est pas étendue sur l’ensemble du territoire. En effet, l’Alsace et la Moselle sont encore sous le régime du Concordat de 1804. Dès lors, il apparaît clairement pour les libre-penseurs la volonté d’affirmer qu’il ne serait y avoir deux lois différentes au sein de la République : l’une pour la laïcité, l’autre pour le concordat. Que dit le Conseil Constitutionnel ? Il a rendu une décision du 21 février 2013 en soulignant que le concordat était conforme à la constitution. Il s’agit d’un certain paradoxe qui nécessite une réforme structurelle afin de garantir la « liberté de conscience » sur tout le territoire. Le fait qu’il existe une loi conforme à la constitution s’inscrit dans le cadre du « droit local ». De façon plus générale, il convient d’abolir l’ensemble du « droit local » et des différentes mesures spécifiques en Alsace-Moselle afin que la Loi de la République soit la même sur l’ensemble du territoire en ce qu’il concerne la laïcité.

Les « libre-penseurs » ne peuvent tolérer même si certains sont fédéralistes comme le témoigne les statuts de notre association, la question cruciale de la laïcité insérée dans la constitution doit s’appliquer à tous les territoires. La décision du Conseil Constitutionnel a peut-être déclaré que le concordat était conforme à la constitution, mais il ne serait pas entaché le fait qu’il s’agit d’une décision juridique faisant jurisprudence. La loi de 1804 peut être abrogée de façon constante par une simple déposition de projet ou de proposition de loi. Toutefois, il convient de souligner que cela risque de créer certaines tensions, mais la réalité réside dans le fait que la laïcité serait garantie sur l’ensemble du territoire. De fait, il convient également de souligner que même dans un Etat fédéral, certaines valeurs sont constitutionnelles et s’appliquent de ce fait à tous les territoires et régions. Les résidus de l’annexion allemande suite à la défaite de Napoléon III à Sedan démontre également que la société a évolué. Or, il convient de souligner sur si la loi de 1905 fait tant de débat chez les conservateurs, il n’en demeure pas moins que la question de laïciser l’Alsace et la Moselle devient plus qu’une nécessité, mais un devoir en tant que « laïc ».

Défendre la loi de 1905 ne se résume pas simplement au fait de sauter à pied joint sur tel ou tel religion, mais de réclamer son application par tout et tout le temps, au travers uniquement du cadre de la loi. Toutefois, il faudrait aller bien plus loin dans le concept de séparation de l’Église et de l’État. En effet, il apparaît important de supprimer les jours fériés religieux afin de les remplacer par des jours fériés garantissant la « liberté de conscience ». Ainsi, nous sommes peut-être dans une vision qui n’est pas « politiquement correcte », mais elle permet d’aller jusqu’au bout de la pensée qui ne privilégie et ne reconnaît aucun culte. Or, les jours fériés du calendrier chrétien reconnaissent implicitement le christianisme comme un marqueur de la société. Nous admettons que nous nous confrontons à une partie de la population qui ne sera pas d’accord d’abandonner Pâques ou Noël. Pourtant, la loi de 1905 ne reconnaît aucun culte, elle ne saurait reconnaître la naissance du Christ tout comme sa résurrection.

La défense de la laïcité s’inscrit également au-delà de la loi de 1905. Dans le cadre la loi Debré qui subventionne les écoles privées sous-contrat. Nous assistons à une certaine manière à une rupture fondamentale de la loi de 1905. En effet, près de 97 % des écoles privés sous-contrat sont des écoles privées catholiques. Ainsi, il existe un séparatisme d’une partie de la population au nom de la « liberté de choix » de garantir l’enseignement privé sous subvention public. Cela crée un manque pour l’école publique de l’ordre de 10 Mds d’euros chaque année. Dans les conditions réelles d’une optique laïque et cela afin de garantir la « liberté de choix » poussée au bout du raisonnement les chrétiens peuvent créer des associations pour gérer des écoles privées, mais les fonds privés vont vers le privé alors que les fonds publics vont vers le public. Ainsi, il semble nécessaire d’abroger la Loi Debré au nom de la laïcité. Toutefois, ne doutons pas un seul instant que cette vision tend à créer une rupture profonde au sein de la société puisqu’elle permet entre autres de garantir la « liberté de conscience » acte fondamental de la laïcité, mais aussi permet de soutenir financièrement une école publique qui décline de plus en plus au vu des réformes successives visant à briser cette dernière au nom de l’austérité, mais aussi des dogmes néolibéraux.

La vision d’une République « laïque » garantie non seulement l’esprit de la Loi de 1905, mais se traduit également par le fait de créer des conditions optimums concernant la philosophie de la laïcité. Ensuite, le séparatisme tel qu’il est présenté pour renforcer certaines écoles ne prend pas en compte le séparatisme religieux des chrétiens. En effet, le fait d’utiliser un enseignement privé s’inscrit dans une certaine mesure dans le champ des mesures entravant « l’école républicaine ». Ainsi, les ministres de l’éducation et de l’intérieur ferait mieux de s’occuper du « privé catholique », dont le véritable séparatisme se situe. De plus, il existe également une forme de rupture vis-à-vis de « l’école républicaine » et « laïque ». En effet, les enseignements religieux y sont donnés dans les établissements privés. De ce fait, la loi Debré subventionne l’éducation religieuse des jeunes écoliers et lycéens. Par ailleurs, il se trouve que la dynamique s’inscrit dans une volonté d’autonomie des écoles. Les professeurs sont payés par le rectorat et le rectorat a certes un droit de regard sur ce qu’il s’y passe, mais cela n’empêche pas les différentes dérives sur des thématiques comme l’avortement ou l’euthanasie. Dès lors, il convient de souligner que les « culs-bénis » doivent prendre conscience que dans la situation actuelle du pays, des économies sont nécessaires et 10 Mds d’euros d’économiser fera certes augmenter le prix des écoles privés, mais cela se traduira notamment par une vision objective de ce que représente la laïcité.

Lutter contre le « vrai » séparatisme

Le séparatisme est une vision qui tend à se distancer de la République. La question de déconstruire de lutter contre les dogmes religieux, notamment à travers la « liberté de conscience » et le « droit à la critique » (sans inciter à la haine) devient une nécessité. Or, la « droite gouvernementale » nous rend une vision totalement faussée de ce que représente le séparatisme au sein de la République. Elle se trompe de cible par dogmatisme et populisme rance. Ils appellent à se revendiquer de l’esprit laïc, mais ne comprennent pas véritablement le sens de ce que peut représenter la laïcité. Ainsi, la loi déposer par ministère de l’intérieur sous la propulsion du discours d’Emmanuel Macron apparaît fondamentalement dangereux. Pire, il s’agit d’une régression considérable par les « pseudos-laïcards ». Dès lors, il convient de souligner tout de même que la vision d’une laïcité à double vitesse en fonction des différentes religions ne saurait être tolérée au nom des valeurs de la République et en particulier de sa devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Le « séparatisme » s’inscrit dans la vision de rompre avec les valeurs de la République. La thématique sécuritaire, populiste et démagogique de la « droite présidentielle » s’inscrit dans une vision à créer pour le coup une séparation entre les différents citoyens selon leurs religions. Ces atteintes à la République se traduisent par la création d’un séparatisme de fond. D’un côté, il y a les citoyens ayant la bonne pensée et de l’autre ceux qui n’ont pas la pensée de la « droite gouvernementale ». Ainsi, en prêchant la haine vis-à-vis d’autrui, cela se caractérise concrètement par une vision dangereuse qui sape les fondements républicains.

Lutter contre le créationnisme s’inscrit à défendre les valeurs de la Science, mais aussi à se rapproprier les différents travaux des sciences sociales sur ces dossiers. Comme nous le disions plus haut, les « Versaillais » ont la main basse sur le gouvernement, ils ne sont pas de nombreux, mais ils font des dégâts et risquent au contraire de radicaliser davantage les croyants radicalisés au biberon de leur « livre sacré ». Ainsi, la lutte contre le séparatisme commence par lutter contre le séparatisme « néolaïc ».

Caroline Fouchard

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