Magazine n°1 – Article n°3 -1-2 – Barack Obama – Une Terre Promise

Magazine n°1 - Article n°3 -1-2 - Barack Obama - Une Terre Promise

Pourquoi parler de Barack Obama sur un magazine s’inscrivant dans la pensée de Rosa Luxemburg et de la lutte des classes ? Cette question peut tarauder le lecteur à la première vue de la vision du livre de l’ancien président des États-Unis d’Amérique. Toutefois, il reste un président emblématique de l’Amérique progressiste. Dès lors, il semblait nécessaire d’aborder notre analyse concernant la lecture d’un livre qui restera « graver dans la roche ». On rentre rapidement dans les mémoires de Barack Obama avec une écriture très subtile et d’une perfection incroyable.

Barack Obama s’avère être l’un des présidents les plus emblématiques de l’Amérique moderne. Loin de considérer le projet qu’il porte comme une source d’espoir et d’espérance dans un pays profondément divisé. Son autobiographie sort pendant la campagne présidentielle opposant son vice-président à Donald Trump. Deux Amériques se confrontent et se disputent la Maison Blanche. Donald Trump souhaite y réaliser un second mandat dans une Amérique déchirée par la discrimination, le chômage, la pandémie, etc. L’ultralibéralisme de l’Internationale Réactionnaire poussée par les mouvements évangélistes nous porte à nous enraciner dans ces lectures fondamentales qui marqueront des générations entières.

Son livre « une terre promise » suit les chemins du premier président noir américain. Dans un pays profondément marqué par la ségrégation, le racisme et l’histoire encore très douloureuse de l’esclavage. Le « président noir » pour reprendre une chanson de Nas ou encore la naissance d’une « République noire » (en référence à Jay-Z) apparaît comme un profond mouvement de progrès pour cette Amérique, dont le dernier État à abolir l’esclavage a été le Mississippi le 7 février 2013. Ce symbole s’enracine dans une évolution de la société à contre-courant de ce que le néoconservatisme se révèle n’être qu’un résidu d’une vision obscurantiste.

Toutefois, au niveau fédéral, la fin de la guerre civile entre l’union et les confédérés met fin à l’esclavage. Toutefois, la « pensée sudiste » et de l’ancrage de la confédération reste prédominante. Des films comme « Mississippi Burning » raconte la réalité de la ségrégation, mais aussi des crimes racistes commis durant cette période instable où le KKK essaye de semer la terreur parmi les personnes n’ayant pas la bonne couleur de peau.

La lutte pour les droits civiques menés par de nombreux intellectuels et les Black Panthers ont permis un changement majeur au niveau du pays dans les années 1960 – 1970. Nous profitons de cette tribune pour rappeler que parmi eux se trouvent Mumia Abu Jamal qui croule dans les prisons pour un crime qu’il n’a pas commis.

Le cataclysme que Donald Trump a produit, s’est traduit par une pensée diamétralement opposée à toutes les formes de progrès. La démocratie américaine que Tocqueville vantait dans son voyage reste toutefois solidement ancré dans le passé avec une Constitution de XVIIème siècle. Certes, il y a eu de nombreux amendements, mais cela ne garantit en rien que le scrutin indirect pour élire le Président de la République suit une vision archaïque. Ainsi, lorsque le successeur de la « Maison Blanche » a pris le pouvoir en battant Hillary Clinton en termes des grands électeurs, mais sur la question du « vote populaire », Hillary Clinton devançait largement « l’agent orange ».

Heureusement que Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama a gagné les élections à travers le vote populaire, mais aussi au niveau des « grands électeurs ».

Jean Edouard

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