Magazine n°1 – Article n°3 -2-2 – Upton Sinclair – La Jungle

Magazine n°1 - Article n°3 -2-2 - Upton Sinclair - La Jungle

La question de la « cause animale » ces dernières années a pris une envolée très importante au sein du débat public comme politique. La condition animale s’avère être un paramètre important dans le cadre des élections pour les futurs élus en recherche d’un mandat ou pour les élus ayant déjà été élus. Cela traverse l’ensemble de la société pour une meilleure approche des animaux, mais aussi s’inscrit dans le cadre d’une « révolution végétale ». En effet, il existe d’une certaine manière de rejeter toutes formes de maltraitance vis-à-vis des animaux afin de générer un réel progrès.

Cependant dans le livre d’Upton Sinclair, nous entrons dans l’Histoire d’une famille Lituanienne au début du XXème siècle au sein des abattoirs de Chicago. Ainsi, nous regardons la conditions ouvrière des personnes qui travaillent dans l’enfer de ces usines de la mort. La recherche du profit par tous les moyens des capitalistes se réalise également sur une misère importante.

Ainsi, Upton Sinclair à travers un « roman sociologique » tend à dresser une critique implacable vis-à-vis de ces grandes usines, dont près de 2 millions et demie d’emplois indirects en étaient tributaires. Il pointe également la logique infernale du travail à la chaîne. En effet, une critique constructive sur l’exploitation des masses dans les usines de la mort devient fondamentale.

Le fait de critiquer une société « carniste » permet également de s’intéresser à une condition ouvrière particulièrement lugubre. La recherche des entreprises et des trusts n’est autre que le profit quitte à monter des structures juridiques complexes. Dès lors, les ouvriers de ces usines furent engrainer dans la base de la fondation du « fordisme » et du « travail à la chaîne ». Par conséquent, l’intérêt des militants du « prolétariat » tout comme du « lumpenprolétariat » s’avère fondamental. En effet, il semble nécessaire de démontrer par des arguments fonder sur la raison que ces usines qui tournent sous d’autres façons de nos jours ne sont en réalité qu’un Holocauste (dans le sens du sacrifice des animaux) pour la société capitaliste.

Ensuite, il convient de souligner que le « cauchemar des bêtes » se poursuit. Les différentes techniques d’étourdissement sont dressés, mais cela ne suggère pas pour autant que le « bien-être animal » issu du « welfarisme » permet une « mort digne » pour ces individus qui ont souvent subi un trajet très long.

L’auteur dresse également le « rêve américain » dans une zone de fort développement. L’immigration a fondé et forgé l’Amérique. Dans une partie de l’Europe connaissant la misère, la recherche d’une vie meilleure pousse de nombreuses familles sur le chemin de l’exile. Ainsi, nous pouvons faire le lien entre l’Amérique d’hier et la politique migratoire aujourd’hui qui s’avère être totalement antagoniste. C’est une raison de plus pour redécouvrir l’ouvrage d’Upton Sinclair afin de montrer que l’Amérique d’hier comme celle de demain se porte sur l’ouverture des frontières pour permettre de générer un accroissement de la richesse.

Ce livre est devenu un classique pour les partisans de la « cause animale ». Pourtant, le fait de réaliser une convergence entre la « lutte contre le capitalisme » et celui de créer une « société animaliste » intervient dans une réalisation d’une critique structurelle de l’élevage d’un point de vue de la « sentience », mais aussi de « l’accumulation du capital ». En effet, les travailleurs sont exploités dans une méthodologie tendant à les déshumaniser complètement au travers d’un travail macabre afin d’enrichir la bourgeoisie.

Pendant que Jocelyne Porcher scande « cause animal : cause du capital ! », les faits contredisent le slogan du livre éponyme. On lui fera remarquer tout de même que la dizaine de différents cargos bloqué dans le canal de Suez entre mars et avril 2021 chargés de dizaines milliers d’animaux soulève des questions éthiques et morale du transport des animaux.

Pierre Le Bec

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