Magazine n°1 – Article n°4.1 – La culture en danger

Magazine n°1 - Article n°4.1 - La culture en danger

Les acteurs de la scène culturel française occupent de nombreux lieux afin de protester contre la politique d’Emmanuel Macron concernant la culture. Nous assistons à la mort de cette dernière. Dès lors, il s’agit d’un espace « d’expression » et de libertés qui se traduit par une montée constante de la précarité dans une situation qui augmente les inégalités de richesse. En effet, les riches n’ont jamais été aussi riches et les pauvres se sont paupérisés. Face aux différents signaux d’alarmes envoyés au gouvernement, rien ne semble choquer la « droite gouvernementale ». Ainsi, il convient d’affirmer qu’il existe une vision claire et cohérente au sein de la majorité à l’Assemblée Nationale : démolir les derniers espaces de « libertés » afin de justifier les politiques austères, mais surtout l’autoritarisme comme méthode. De ce fait, la droite a considéré que la vision de « sa démocratie » pouvait se passer de culture. Or, dans les régimes autoritaires, les premiers à subir les coupes budgétaires sont les acteurs faisant vivre la culture qui dérange régulièrement le pouvoir.

Ainsi, la volonté des luttes sociales au sein du mouvement culturel s’inscrit pleinement dans le cadre de la lutte des classes. Le nier réside dans le fait d’accroître la domination du patronat. En effet, la question de l’emprise de la bourgeoisie au sein de la culture empêche cette dernière de s’émanciper et d’être réellement une culture populaire au sein qu’elle est une « culture de classe » et non réservé à une certaine bourgeoisie comme nous avons pris l’habitude. Ainsi, les différents concerts et démonstration malgré les restrictions sanitaires se retrouve concrétiser par le fait qu’elle a retrouvé le chemin que ses prédécesseurs ont emprunté pendant la « Commune de Paris ». La musique se réalise dès lors comme une logique de soustraire d’une vision qui n’est pas la sienne, c’est-à-dire le fait qu’il y a une séparation entre la culture et les classes populaires alors que la majorité des artistes font partie de ces classes populaires. Vous me diriez : la culture a un prix. Oui ! Mais, il y a une accumulation du capital de la bourgeoisie entre le prix qui est vendu par ces derniers et le salaire des artistes. Puis, il faut souligner également que rien n’est gratuit. En effet, si c’est gratuit, c’est vous le produit et il y a anguille sous roche.

Lorsque raisonne devant la place de l’Odéon l’hymne de la révolution chilienne : « el pueblo unido jamas sera vencido » alors une idée cohérente se dégage de cette dynamique, celle d’une culture de classe qui se veut profondément populaire. En effet, les artistes souvent précaires sont les prolétaires de la culture. Les petites mains qui font vivre tout en un pan entier de l’économie culturel. Ainsi, cela peut troubler à première vue de voir que la culture n’est pas seulement destinée à une classe qui a les moyens comme aller à l’Opéra ou dans des grands Théâtres. Mais une culture destinée pour la même classe que les prolétaires du secteur culturel sont. Ainsi, il se manifeste une volonté de rompre l’isolement.

La crise sanitaire nous a retranché derrière un individualisme qu’il ne faut pas négliger et le sens des responsabilités individuelles que le gouvernement fait peser sur chacun même s’il y a une contrainte qui se traduit entre autres par une volonté nécessaire. Tout gouvernement qui croit en la science aurait réagi de cette façon. Par ailleurs, le problème n’est pas tant les restrictions de libertés publiques qui est mis en cause puisqu’elles sont censées être temporaires et espérons que d’ici la fin juin, nous aurions retrouvé la « liberté d’aller et venir », la « liberté de réunion », etc. Toutefois, le problème qui est pointé du doigt réside dans la gestion des deniers publics. En effet, nous l’avons notifié dans notre magazine, le gouvernement a ouvert les vannes vis-à-vis des entreprises, mais rien pour les salariés.

Dans la question de l’ouverture des lieux de culture, il existe également une problématique profonde. Pourquoi certaine entreprise de produits premières nécessités sont ouvertes alors que l’ensemble du protocole sanitaire est déjà prêt à être appliqué dans les théâtres, les salles de cinéma, les Opéras et autres. Il y a clairement une volonté de la part du gouvernement d’en terminer.

Pierre Le Bec

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