Magazine n°1 – Article n°5 – La Chronique du maccarthysme n°1

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La criminalisation du communisme s’inscrit dans la lente dérive du « libéralisme autoritaire » au sein de l’Union Européenne. Le maccarthysme débuté au sein des années 1950 aux États-Unis d’Amérique s’avère être virulent au sein de l’Union Européenne. Dans ce sens, le communisme est relégué au simple stalinisme comme le suggère la « déclaration commune du 23 août 2018 des représentants des gouvernements des États membres de l’Union en l’honneur des victimes du communisme ». On notera qu’en matière de gouvernement, cette déclaration n’avait aucune légitimité démocratique.

Il faudra le rappeler que le système économique n’était autre qu’un capitalisme étatique. Autrement dit, il y a une variante très clairsemée dans la dialectique. Mais cela démontre également une vision d’une grande ignorance. Le communisme réside dans l’abolition de l’État. Or, l’État sous les Républiques Socialistes du bloc de l’Est, n’était rien d’autre que Dictature pratiquant un Capitalisme d’État sous un vernissage de socialisme. Ainsi, la criminalisation du communisme s’inscrit dans le maccarthysme post-soviétique, mais aussi cela ne permet en aucun cas de rendre hommage aux victimes du stalinisme et des dictatures qui se prétendaient comme étant héritières du « socialisme scientifique » et du « marxisme ». Nous sommes dans une époque où le « révisionnisme historique » se pratique afin d’interdire tous les courants de pensée communistes y compris ceux qui défendaient des « démocraties ouvrières » ou les « conseils ouvriers ».

D’autant que par manque de culture politique, les représentants des gouvernements ne font aucune différence entre le capitalisme, le socialisme ou encore le communisme. Il est vrai que les crimes du Stalinisme mérite d’être analysé. Mais cela reprend entre autres les travaux d’Hannah sur « le système totalitaire », dont l’une des critiques résident dans les faits d’aboutir à comparer deux régimes différents. S’il faut faire le procès du Stalinisme et ressortir les archives, cela semble nécessaire pour voir que le capitalisme étatique soulève de nombreux débats. La criminalisation n’aboutit qu’à une chose : la traque et le retour des exécutions des communistes comme les époux Rosenberg tout comme la protection des généraux putschistes d’Amérique du Sud, notamment le général Pinochet.

L’Union Européenne ferait mieux de balayer devant sa porte si elle veut créer un réel projet d’émancipation au lieu de créer des « boucs-émissaires ». Les victimes du capitalisme s’amoncellent et s’entassent encore aujourd’hui sous le joug de l’austérité de la Commission Européenne et de l’échec complet d’un fédéralisme intégral. Mais comme disait Thatcher, grande amie et admiratrice de Pinochet, dont l’œuvre influence Macron : There Is No Alternative. Circulez ! Il y a rien à voir !

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