Magazine n°1 – Article n°6 – Les réunions non-mixtes

Magazine n°1 - Article n°6 - Les réunions non-mixtes

Ces derniers temps, la question des réunions ou groupes de parole non-mixtes est revenue dans le débat public. En effet, certains élus tout comme des parlementaires ont demandé la dissolution du syndicat étudiant sous prétexte qu’il ferait la promotion du « racisme ». C’est le moment de revenir sur les « groupes de parole » réservés à certaines personnes.

Qui sont les Versaillais à l’assaut de l’UNEF ?

Dans ce contexte, la situation devient critique pour les étudiants. Ainsi, le principal syndicat est sur la liste des organisations que la « droite présidentielle » souhaite vouloir fermer ses portes. En comparant l’UNEF à Génération Identitaire, le pouvoir exécutif tente une démonstration que le syndicat ne serait plus de gauche, mais dans un « racisme inversé ». La fameuse rhétorique du « racisme anti-blanc » s’est diffusée à travers la remise en cause d’une société « multiculturelle » et d’un certain « universalisme ». Pourtant, nous le voyons fréquemment que ces personnes lorsqu’il s’agissait d’affronter le Parti des Indigènes de la République, n’étaient point présentes. De facto, on peut clairement voir le populisme et la pensée démagogue y trouver un boulevard, mais des années bien plus loin. Pendant ce temps-là, les « vraies valeurs universelles » sont méprisées par un pouvoir qui en a détourné le concept afin d’y imposer sa propre définition.

Dans ce cadre, le parti « Printemps Républicain » dispose de très peu d’adhérents. Toutefois, il reste particulièrement bruyant grâce à l’aide de la sphère « Versaillaise » (sic). Dès lors, ils ont vision entièrement déformée de ce que représente la « République », « l’Universalisme » et la « Laïcité ». De plus, cette organisation comme le « Comité Laïcité République » n’hésite pas à s’allier avec des personnes ignares. Ainsi, il convient de souligner que le « champ démocratique » s’avère particulièrement perturbé par leurs différentes offensives contre les citoyens et les étrangers. Il y a également un enracinement antisémite en toile de fond. De ce fait, leur vision de « l’universalisme » s’attaque aux « musulmans » afin d’imposer une ambiance de suspicion à leur égard. Cette situation fait le lit de l’extrême-droite, mais aussi épuise progressivement une large partie des « vrais progressistes » de ce pays.

Ce « nationalisme républicain » pour reprendre l’expression de Michel Wilnock a tendance à s’enraciner progressivement dans le paysage français. Dans le cadre de la théorie du « grand remplacement » de Renaud Camus, il s’avère que cela permet d’enrober les théories les plus rances de notre société. Ainsi, il existerait une « minorité » qui discrimine une « majorité ». Dès lors, le renversement des oppressions tend à affirmer que les personnes discriminées ne seraient finalement que les responsables de leurs situations respectives. Cela permet à la « bourgeoisie » d’agiter le drapeau de la « discorde » afin de faire croître les thèses de l’extrême-droite. Non seulement dans la situation actuelle, la bourgeoisie a besoin de supporter les personnes qui permettent un écartement du débat sur les problèmes politiques intérieur, notamment en matière de politique budgétaire et fiscale.

La lutte contre le racisme apparaît être une nécessité tout comme le combat pour la République et la laïcité, mais il s’avère que ces personnes détournent le fondement originel de ces différentes thématiques afin d’y imposer une autre sémantique

On peut dire que Sous couvert d’un « républicanisme » défait de sa substance, ces derniers ne sont en réalité non plus simplement les « marionnettes » de l’extrême-droite, mais les « porte-paroles » d’un mouvement profondément antirépublicain.

Le néoconservatisme traverse l’ensemble des couches de la société, notamment avec un déplacement régulier sur l’échiquier politique vers la « droite », le « conservatisme » et le « libéralisme ». Ces personnes nous font croire que la solution s’inscrit dans des « mesures coups de poing » afin de réaffirmer l’autorité de l’État. Dès lors, il se construit un focus médiatique concernant ces réunions, dont l’objectif réside dans le fait de déboucher sur une société plus autoritaire où l’ignorance règne.

Les « Versaillais » ont certes fini par adopter différentes mesures concernant la « laïcité », mais il aura fallu un long combat pour en finir de ces « bigots ». Aujourd’hui, la dévotion pour un idéal s’inscrit dans une vision largement inconsciente dans la « réfraction » du progrès. Il existe un débat de fond au sein du « courant progressiste » sur la question de ces réunions non-mixtes.

La « France est une et indivisible » comme nous le répètent les néo-Jacobins. Dans ce cadre, toutes tentatives des « minorités » pour se regrouper afin de discuter de problèmes qui les concernent s’avérerait clairement antirépublicain. De ce fait, il y a une vision fondamentale qui se dégage : la dissolution de l’esprit républicain au nom de la République. Mais, cela nous pousse également à nous poser la question fondamentale : qu’est-ce que la République ? Qu’est-ce qu’être Républicain en 2021 ?

Les « Versaillais » enfilent leurs étoffes pour « républicaniser » un discours portant sur « l’obscurantisme ». De ce fait, les ombres de la « Commune de Paris » pèsent toujours au sein de notre société. Les uns tentent de s’enraciner dans une logique du progrès en se regroupant afin de trouver des solutions vis-à-vis de leurs problèmes, les autres s’inscrivent dans la logique de la création de la IIIème République et de l’esprit clairement « bourgeois » et « opportuniste » mangeant à tous les râteliers idéologiquement comme Adolphe Thiers.

Le fédéralisme s’avère être une idée majeure où au sein de ce dernier réside l’idée que la République a un noyau fondamental à travers des valeurs et une constitution et des particularités régionales.

Des réunions « réservées » dans les groupes de parole

Il se construit une vision cohérente au sein de la « majorité gouvernementale » de vouloir faire taire ceux qui s’opposent à sa politique, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Dès lors, il se crée une polémique de fond à propos de ces « groupes de parole réservés » à certaines personnes. Faudra-t-il dissoudre toutes les organisations et associations qui pratiquent la « non-mixité » ? Cette question peut paraître surprenante dans notre époque. Pourtant, la ligne directrice du gouvernement s’inscrit dans cette logique réactionnaire et dangereuse pour la République.

La thématique du « racialisme » s’avère dans le même temps aussi dangereux que le débat ouvert sur « l’Islamo-gauchisme ». Dès lors, il incombe de redonner une vision réaliste de ce que peut ressembler un groupe de parole « non-mixte » ou « réservé ». En effet, cela permet aux personnes ayant les mêmes difficultés (dans ce cadre) de pouvoir librement parler et s’exprimer sur des sujets précis sans subir le mépris et la pression de la « norme sociétale ». Les personnes ne pratiquant pas ces réunions ne peuvent pas comprendre l’utilité de ces dernières. Ainsi, il semble nécessaire de laisser la parole non pas à des politiciens ou des éditorialistes tout comme les personnes sur les réseaux sociaux se croyant au comptoir d’un bar, mais dans la mesure de ceux qui vont régulièrement à ces réunions afin de rétablir des éléments factuels et repositionner la question du débat politique sur des arguments et non céder à la polémique stérile, ombrée d’une large ignorance.

De telle sorte, il convient de souligner que les différentes luttes des minorités ou de ceux qui luttent contre la dépendance vis-à-vis de « toxiques » ou de « l’alcool » se réalisent dans un cadre quasiment « réservé ». Ainsi, il se crée une ambiance permettant de souder un groupe, mais aussi au fait que l’individu ne se sente point isoler. Cela rentre dans le cas de l’UNEF où il s’agit de ne pas laisser les personnes seules quand elles sont victimes de racisme. Seul ceux qui ont vécu une expérience discriminante peuvent comprendre.

Ainsi, lorsque le président affirme que l’UNEF est raciste alors qu’elle pratique une méthodologie largement ancrée dans la sphère progressiste. Dans le cas présent, nous sommes confrontés à la stratégie de la division pour faire voter les mesures d’austérité contre la jeunesse.

Dans une ambiance générale où la suspicion traverse l’ensemble de la société dans le cadre d’une crise sanitaire et sociale, les éléments du gouvernement s’inscrivent dans une dérive autoritaire et liberticide. Ainsi, le « libéralisme ‘progressiste’ », dont se vante le gouvernement s’enracine progressivement dans un « néolibéralisme » embrassant les thèses de l’extrême-droite. Or, le gouvernement tout comme ses alliés néo-socialistes se vantent de combattre les groupuscules réactionnaires et de s’en féliciter. De façon factuelle, le gouvernement permet le développement et la diffusion des thèses de l’extrême-droite au sein de la société.

Jean Edouard

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