Newsletter 12 – Article 1 – Les limites du productivisme et du capitalisme

Newsletter 12 – Article 1 – Les limites du productivisme et du capitalisme

Les différentes théories inhérentes du capitalisme reposent sur des modèles mathématiques non-bornés. Or, dans un système fini : la Terre, la question d’un accroissement absolu de la richesse intervient dans un système donné comme la volonté de se borner aux limite de la borne elle-même. Ainsi, une volonté de créer l’infini au niveau des bornes ne peut que déboucher tôt ou tard sur une « crise systémique de la limite des ressources naturelles ». Dans ces conditions-là, les questions écologiques demeurent prédominantes avec de déboucher sur un système qui crée assez de richesse, mais concrètement cela ne semble guère possible dans un système capitaliste.

Les plus fervents croyant nous expliqueront que la conquête spatiale interviendra dans une mesure où les ressources sont infinies, car l’univers est infini. Nonobstant la question pragmatique de la colonisation de l’univers au travers des lunes et des planètes, il advient très clairement que nous ne sommes pas en mesure de parler d’extraction concernant d’autres corps extra-terrestres. Dans les conditions actuelles, il convient de souligner que si les thèses de Science Fiction ne sont pas réaliste puisqu’elle repose entre autres sur des éléments imaginaires alors on peut voir d’une certaine manière la volonté de créer une société débridée avec un capitalisme toujours plus radical. Ainsi, à défaut d’arguments et d’éléments concrets dans le moment présent afin de résorber une transition écologique, il convient de sortir de façon absolue du capitalisme et de bifurquer pour la construction du socialisme et du communisme.

La vision d’une tel cheminement ne peut que reposer entre autres sur l’admission pragmatique que le « productivisme » reste la pierre angulaire de la politique de l’offre tout comme celui de la politique de la demande : produire pour consommer ou consommer pour produire. Dans une telle vision, la construction intervient dans un moment clef. Ainsi, il se crée l’espace que nous avons attendu depuis des années : le « productivisme » reste inhérent au capitalisme. Alors certains s’exclament : Que Faire ? La volonté de créer une dynamique vers un autre modèle de société rejetant à la fois le Keynésianisme comme roue de secours du capitalisme et les différentes écoles néoclassiques dans un radicalisme pour la « pureté » du capitalisme devient urgent. Le seul modèle qui n’a jamais réussit à être mis en place consiste dans le communisme, loin des caricatures des partis se revendiquant de cette philosophie politique. Pourtant, malgré les dictatures des différentes tentatives d’un socialisme étatique qui se sont avérées être des catastrophes sur le plan des libertés individuelles. La volonté de créer à juste titre un « socialisme » au XXIe siècle devient nécessaire tout en admettant une société ouverte et progressiste.

Les conditions sont réunies pour nous puissions créer une « société nouvelle » avec entre autres une alternative en rupture avec les quarante dernières années qui n’ont conduit qu’à une seule chose : l’accélération de la « crise climatique ». Les conditions sont réunies pour que les différents embryons post-capitalistes émergent progressivement et durablement. La « crise économique » qui a été résorbée par une injection massive de l’Etat cache une autre problématique : la « crise de la dette publique » et « privée ». Nul ne peut douter alors que derrière chaque crise inhérente du capitalisme se cache une autre crise. Cela ne peut-être durable sur le moyen et le long terme. Les conséquences dramatiques résident dans le fait que les théories mettant en avant la Collapsologie deviennent tôt ou tard une réalité dans le sens que le système capitaliste vit au-dessus de ses moyens.

De nombreux théoriciens du néolibéralisme caricaturent le communisme comme pierre angulaire d’un désastre sur tous les plans. Le capitalisme d’Etat pour reprendre l’expression de Lénine et de Trotski reste dans un modèle où la bureaucratie empêche clairement son développement. Si ce modèle s’est effondré, il ne fait guère de doute que le meilleur des capitalismes réside dans le « libre-échange » en opposition au protectionnisme et à l’interventionnisme étatique. Cela peut paraître abstrait comme forme de raisonnement afin d’aboutir à la dislocation du capitalisme par ses propres contradictions.

Certaines personnes sont obsédées par la question de la construction de la « patrie socialiste ». Or, jusqu’à présent, il a toujours été d’actualité que le patriotisme tel qu’il est conçu aujourd’hui ne peut que déboucher sur une forme ou une autre dans le cadre du socialisme à la promotion de la théorie du « socialisme dans un seul Etat » créant la garantie de déboucher sur un néostalinisme. La question de la bureaucratie stalinienne tout comme les différentes dictatures qui se réclament du socialisme sous-entendent que la notion même de l’écologie intervient dans un désastre absolu. La démocratisation du socialisme devient nécessaire. Ainsi, l’alternative à la démocratie libérale ne peut que déboucher sur une « démocratie ouvrière » afin de reprendre les termes de Rosa Luxemburg. Dans ces conditions présentes, la bifurcation d’un modèle productiviste et consumériste vers un modèle de planification et rationalisé ne peut que déboucher sur une sortie de clairvoyante du capitalisme. Or, le capitalisme repose tel un géant au pied d’argile. Ainsi, l’effondrement systémique du capitalisme peut certes intervenir rapidement, mais les outils économiques et monétaires sont détenues par ces derniers. D’autant plus que la « crise écologique » cache entre autres une « crise démocratique ». La démocratie libérale a besoin d’être renforcer afin que nous puissions y faire son dépassement par la question des antagonismes de classes. Si la volonté de créer un parti ouvrier reste l’alpha et l’oméga, on constate également que le principal parti qui représentait la classe ouvrière s’est désolidarisé de cette dernière en laissant la petite-bourgeoisie en prendre le contrôle. Le communisme a besoin de retourner à ses sources afin de recréer un élan révolutionnaire.

Le néolibéralisme implique d’une certaine manière un certain nombre de création et

Les différentes théories économiques permettent de modéliser un lien entre la variation de la création de richesse et le chômage. Ainsi, pour créer du progrès, il faut accroître des libertés économiques selon les partisans de cette doctrine. Or, nous voyons très bien que le progrès ne provient pas des « libertés économiques », mais bien des luttes sociales (impliquant les luttes sociétales).

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