Newsletter n°12 – Chronique n°3 – La chute de Kaboul

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Un drame se joue en Afghanistan au travers de la chute du régime. Les talibans sont de retour et nul ne pourra advenir ce qu’il viendra de la prise du pouvoir par les terroristes. Après les soldats de Daesh en Orient, voici d’autres soldats de Mohammed totalement radicalisées souhaitant que le djihad islamique intervienne dans la construction d’un nouvel Etat. Le fanatisme se réduit d’une façon ou d’une autre à la construction du terrorisme organisé. La volonté de penser aux Afghans devient clairement une nécessité, mais cela ne permets de créer une action entièrement dédiée à la lutte contre les tribus fanatisées et biberonnées à la haine. En effet, les CIVITAS de l’Islam sont présents pour faire reculer le pays de plusieurs siècles en arrière. Nous assistons à une véritable tragédie.

Toutefois, il ne s’agit pas de porter l’Occident comme le sauveur vis-à-vis des djihadistes. Pourtant, il s’en suit clairement d’opter pour une autre vision du monde. L’éthno-différencialisme que l’on pourrait caractériser comme l’opposition aux différentes civilisations se transcrit d’une manière ou d’une autre par le fait de créer une codépendance. Pour autant, la situation depuis le retrait des Américains reste catastrophique. La question de créer solidement une véritable armée tout comme des zones d’autonomie comme au Rojava laisse entendre de créer une opération militaire avec un projet progressiste. Or, c’est précisément ce qu’il a manqué aux Américains durant près de vingt ans. Toutefois, il convient de souligner que la chute de la République Socialiste [1] par les Américains eux-mêmes n’aurait jamais conduit à un tel bourbier. La femme Afghane était libre en 1970 et elle ne l’est plus aujourd’hui [2]. Il convient de ce fait de prendre les responsabilités et d’assumer.

À défaut de voir que la liberté des femmes ne se négocie pas, il convient de voir que la lutte contre les taliban devient fondamentale comme celle des femmes qui combattent encore en Syrie le groupe terroriste Daesh. De ce que l’on pourrait appeler la mise en oeuvre d’une variante du Califat tel qu’il était mise en avant par Al-Baghadi. En effet, le génocide vis-à-vis des Yézidis et l’oppression des femmes en les soumettant à la loi islamique (la Charia) se traduit inévitablement par un recul considérable et inacceptable.

Le questionnement, dont nous devons faire preuve réside dans le fait de s’attacher aux valeurs démocratiques et universelles face aux néolaïcs et anti-universalistes de tout bord. D’ores et déjà, l’extrême-droite et les néoconservateurs se frottent les mains pour tenter une récupération tenant la nausée.

La réalité, dont il faut s’interroger réside dans le fait que près de vingt années

Notes :
[1] Centlivres Pierre, Centlivres Micheline. Et si on parlait de l’Afghanistan ?. In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 34, septembre 1980. Et si on parlait de l’Afghanistan ? pp. 2-16.
[2] Julien Beaugé, « Carol Mann, Femmes afghanes en guerre », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 04 janvier 2011, consulté le 16 août 2021. URL : http://journals.openedition.org/lectures/1233 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lectures.1233

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